Les mutuelles étudiantes : quels changements ?

Mutuelle étudiante : quelles sont les nouveautés en 2019 ?

La rentrée 2019 a marqué un changement de poids dans le petit monde des mutuelles
étudiantes : toutes les explications sur ces modifications.

Les mutuelles étudiantes, quels changements ?

C’est une petite révolution dans le monde de la mutuelle étudiante : avant la rentrée 2019,
en adhérant à une mutuelle étudiante, les étudiants souscrivaient d’office à un régime
spécial « étudiant » ; ils ne dépendaient donc pas de la sécurité sociale pendant leurs années
d’études. Cet état de faits a changé cette année, et les étudiants dépendent maintenant du
régime général de la sécurité sociale.

Une modification par étapes

Si vous étiez étudiants avant 2017, vous vous rappelez peut-être des représentants de
mutuelle étudiante (Smerep, Lmde …) qui venaient vous proposer leurs prestations à la
sortie des amphithéâtre.
A cette période, en souscrivant à une mutuelle étudiante, vous dépendiez d’office d’un
régime spécial étudiant et vous n’étiez plus rattaché à la sécurité sociale de vos parents.
Les choses ont changé : si vous avez fait votre rentrée en 2019 vous dépendez maintenant
du régime général de la sécurité sociale.
Pour vous, aucune démarche particulière à effectuer ; vous continuez à dépendre du régime
de vos parents.
Il est néanmoins fortement conseillé de s’inscrire dès maintenant sur Améli.fr, afin de
percevoir dans les temps les remboursements de vos frais de santé.
Si vous avez fait votre rentrée en 2018-2019, et que vous êtes toujours étudiant, vous serez
vous aussi automatiquement basculé vers le régime général de la sécurité sociale.
Un soulagement pour le portefeuille des étudiants, car la souscription à une sécurité sociale
étudiante revenait environ à 217€.
Cette souscription a été remplacée par une contribution à la vie étudiante et de campus
(CVEC). Cette contribution de 91€, obligatoire (sauf pour les boursiers et certaines catégories
d’étudiants spécifiques comme par exemple les étudiants de BTS) est d’abord prélevé en
partie par le CROUS, puis remise à chacun des établissements pour « servir à l’amélioration
de condition de vie des étudiants » : il s’agit de sommes loin d’être anodines, qui peuvent
représenter plusieurs millions d’euros pour certains établissements ! de quoi mettre en
place des projets d’envergure : mise en place de campagne anti-tabac et anti-alcool,

formations aux gestes de premier secours … tout est possible dans la mesure où ce budget
contribue au bien-être et à la qualité de vie des étudiants.

Mutuelle étudiante, ou formule jeune d’une mutuelle classique ?

Même si elles ne permettent pas aux étudiants de souscrire à un régime spécifique, les
mutuelles étudiantes continuent à exister : elles assurent à présent exclusivement leur rôle
de complémentaire santé.
Leur couverture est spécifiquement réservée aux étudiants et les aide à faire face à des
problématiques qui se présentent parfois à cette période : remboursement de tests de
grossesse et de contraception, responsabilité civile y compris pendant les baby-sittings et les
stages rémunérés, voire même remboursement des protections hygiéniques pour certaines
mutuelles !
En revanche, attention si vous devez faire un stage à l’étranger, ou une année de césure : les
modalités de protection sont très variables d’une couverture à l’autre. Renseignez -vous
auprès de votre conseiller.
Pour autant, les mutuelles étudiantes n’apportent pas nécessairement un véritable plus-
value dans leur couverture très spécialisée, et il est parfois nettement plus judicieux de se
tourner vers les formules jeunes des mutuelles classiques, qui remboursent de façon plus
intéressante. Ainsi la complémentaire Vivazen de la Maaf propose une couverture santé
exhaustive pour un tarif compétitif.

Articles en relation

Laisser un commentaire