Est ce que je suis bigorexique ?

Un terme un peu barbare pour parler d’une chose assez simple : la bigorexie est en fait une forme de dépendance au sport et à l’effort physique quotidien et régulier.

Il vous est sûrement arrivé d’avoir envie de courir régulièrement et vous ne vous sentez pas forcément bien quand vous n’avez pas fait votre activité sportive de la journée. Dans ce cas, peut-être êtes-vous vous même bigorexique ?

 

De quoi s’agit-il ?

 

La bigorexie, comme dit précédemment est une addiction pour le sport. Les personnes révélant des symptômes de bigorexie se lèvent le matin en pensant à leurs activités physiques et organisent généralement leurs semaines et même leurs week-ends autour de celles-ci.

Dans une moindre mesure, il s’agit d’une dépendance bénéfique et permettant à ceux qui en sont la victime d’avoir de meilleures performances physiques et sportives. L’entraînement devient un facteur considérable pour le bigorexique et il est essentiel pour lui de garder un niveau constant et surtout évolutif.

En effet, le bigorexique cherche généralement à exécuter son activité sportive, parfois même quand cela va à l’encontre d’imprévus ou d’urgences, comme des blessures ou un rendez-vous médical.

 

Causes

 

La bigorexie peut être dû à des problèmes psychologiques, comme la perte d’un proche, une rupture, une dépression ou tout autre état psychologique intense.

Le bigorexique utilise ainsi le sport comme un défouloir et une façon de se libérer de son quotidien. Cependant, si ses activités sportives cessent pour une raison ou pour une autre, il pourra aisément rechuter et cela pourra éventuellement engendrer une addiction pour autre chose (généralement la drogue ou l’alcool).

 

Conséquences

 

Bien que le sport soit bon pour la santé, le pratiquer trop régulièrement et à une intensité trop haute peut engendrer des problématiques parfois graves.

Avant tout, au même titre que toutes les dépendances, quand la personne souffrant de bigorexie n’a pas réalisé son activité, on peut aisément constater des signes d’anxiété et de nervosité chez elle. Elle sera plus irritable et pourra se mettre en colère facilement.

Au niveau physique, le bigorexique pourra dangereusement épuiser son corps et ainsi aller jusqu’au froissement d’un muscle ou à une fracture d’un os. Dans les cas les plus extrêmes, celui-ci pourra même faire un infarctus à cause de l’intensité et de la régularité trop prononcées de ses activités.

 

Bien qu’il n’y ait aucune molécule chimique à l’origine de cette addiction, certains experts pensent qu’il s’agit là d’une dépendance à l’endorphine, une hormone générée par le corps après une bonne séance de sport qui procure une sensation d’apaisement et de bien-être.

 

Solutions

 

La solution la plus évidente mais qui est aussi celle qui fonctionne dans la majorité des cas est celle d’un traitement par une thérapie en psychologie du sport.

Le thérapeute pourra mettre le doigt sur la raison profonde de l’addiction au sport de la personne concernée et lui proposer des solutions diverses, selon ses envies, ses besoins et son mode de vie.

 

Il faut aussi faire gaffe à ne pas rechuter une fois que la thérapie a fonctionné.

 

Une autre solution peut aussi consister à trouver autre chose à faire, à s’occuper autrement avec une passion, un hobby, une activité avec d’autres personnes (à intervalles réguliers par exemple), etc.

 

Dans tous les cas, il est vital de connaître ses limites et de tout faire pour ne pas les dépasser. En ayant conscience du problème, vous faites déjà un pas vers la guérison.

Articles en relation

Laisser un commentaire